MaaT Pharma, pionnière dans le transfert du microbiote fécal autologue | egora.fr

Grâce à sa plateforme de transfert de microbiote fécal, la société lyonnaise de biotechnologies MaaT Pharma devrait permettre à des patients ayant subi de lourds traitements, de pouvoir retrouver leur flore intestinale d’origine. Des études  sont en cours dans  plusieurs centres hospitaliers français.

Le microbiote intestinal, anciennement flore digestive, est constitué par des milliards de micro-organismes (bactéries, virus, levures, parasites, archéobactéries…) non pathogènes qui colonisent le tube digestif. Il s’agit d’un écosystème complexe, spécifique à chaque individu. Son altération quantitative et/ou qualitative et fonctionnelle, appelée dysbiose, a été observée dans certaines situations pathologiques. Ce microbiote est devenu en une dizaine d’années le nouvel eldorado de la santé. Et les récentes avancées dans la recherche sont prometteuses et ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques dans les maladies infectieuses, le cancer, les maladies immuno-déficientes, l’obésité, etc. En parallèle de l’augmentation des publications scientifiques, les investissements dans les biotechs du microbiome se sont multipliés ; à l’image des Etats-Unis qui ont fait le choix de lancer en 2016 sous la présidence de Barack Obama « The National Microbiome Initiative » doté d’un fond de plus de 120 millions de dollars destiné à la recherche. La France, à travers le programme d’investissement d’avenir (PIA), soutient également les biotechs du secteur comme MaaT Pharma, fondée par des experts reconnus parmi lesquels Joël Doré, Pierre Bélichard et Mohamad Mohty. Cette microbiotetech implantée sur le biodistrict de Gerland, à Lyon, a été la première  à réaliser des  transferts du microbiote fécal (TMF) pour les patients atteints de leucémie aiguë.

Avant que le malade ne commence son traitement, un échantillon du  microbiote intestinal est prélevé  avec les selles. Il est ensuite conservé grâce à un procédé à froid  puis réintégré par voie fécale lorsque les chimiothérapies sont terminées. Grâce à cette autogreffe du propre microbiote intestinal du patient, les risques d’infection post-traitement seraient limités. Maat Pharma a débuté sa première phase de test sur l’homme l’été dernier. Cinq patients atteints de leucémie myéloblastique ont déjà bénéficié de ce  traitement mis au point par Maat Pharma grâce à des partenariats avec six centres hospitaliers  hôpitaux (l’hôpital Saint-Antoine et le CHU Pitié-Salpétrière à Paris, les Hospices Civils de Lyon, le CHU de Nantes, l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse). Si les résultats sur l’homme ne seront pas connus avant plusieurs mois, les essais sur les animaux ont été concluants : « quelques heures après le traitement, le microbiote est recolonisé », constate Hervé Affagard, le directeur général et co-fondateur de MaaT Pharma qui ambitionne une commercialisation pour 2021.

Jeudi 2 février, Louis Schweitzer, Commissaire général à l’investissement, a visité cette  biotech lyonnaise. Pendant plus d’une heure, l’ancien PDG du Groupe Renault a ainsi pu appréhender les ambitions de cette société, tout en découvrant la première plateforme européenne répondant aux normes BPF de transfert de microbiote fécal inauguré en novembre 2016. La biotech a obtenu 16 millions d’euros de financement, auprès de plusieurs investisseurs, en un peu plus de 18 mois.

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La toxicité hépatique de l’alcool passe aussi par le microbiote intestinal | egora.fr

Le pouvoir cirrhogène de l’alcool n’est pas seulement dû à une action directe de l’alcool sur l’hépatocyte. En effet, une équipe d’universitaires californiens montre qu’un autre processus est activé par l’alcool, contribuant lui aussi à provoquer une inflammation hépatique pouvant évoluer vers la fibrose, ce processus étant médié au niveau du microbiote intestinal. Les résultats de ce travail sont publiés sur le site de la revue Cell Host and Microbe. 

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Mici : un déséquilibre du microbiote fongique en cause | egora.fr

Une étude met en évidence le rôle du microbiote fongique dans le développement ou la sévérité des Mici et suggère qu’il pourrait constituer une nouvelle cible thérapeutique. Des précédentes données ont mis en évidence l’existence d’un déséquilibre de la composition en bactéries du microbiote chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici) , avec une augmentation de bactéries pro-inflammatoires et une diminution de bactéries anti-inflammatoires.

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Bien dormir pour préserver son microbiote intestinal 

Le microbiote intestinal fait l’objet d’une multitude d’études tant il s’impose comme un élément central dans la physiopathogénie de nombreuses pathologies. Préserver l’équilibre de ce microbiote est donc un objectif prioritaire, notamment par l’évitement de toutes les cures antibiotiques qui ne seraient pas indispensables, en particulier chez le jeune enfant. Mais bien dormir est aussi un moyen de préserver ce microbiote comme en témoigne une étude publiée dans la revue Molecular Metabolism.

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