Détecter un cancer gastrique dans un souffle | egora.fr

Bien que l’incidence du cancer de l’estomac soit en net recul sur les 20 ou 30 dernières années, sa détection précoce reste un enjeu important de santé publique compte tenu d’un taux de mortalité qui reste élevé (données 2012 de l’INCa : 6556 nouveaux cas, 4411 décès). Les travaux menés par une équipe israélienne laissent entrevoir l’arrivée prochaine d’un test de dépistage des lésions précancéreuses et des cancers gastriques par analyse de l’air expiré.

L’Institut Israélien de Technologie (Haïfa) a mis au point une technique de mesure des composés organiques volatiles (COV) par analyse dite nanoarray (utilisée également pour les analyses génomiques). Elle a été testée sur une population de 484 individus dont 99 atteints de cancer gastrique mais pas encore traité, que ce soit par chimio ou radiothérapie. Après une période de jeûne de 12 heures et une abstinence tabagique d’au moins 3 heures, deux analyses ont été réalisées sur un échantillon d’air expiré recueilli auprès de chacun des participants. La première analyse faisait appel à la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse, une méthode éprouvée mais coûteuse, tandis que la seconde faisait appel à l’analyse par nanoarray.

Huit COV associés au cancer gastrique ou aux lésions précancéreuses ont été identifiés. La technique des microarray a permis de distinguer les sujets ayant un cancer gastrique des témoins avec une sensibilité de 73% et une spécificité de 98%. En fonction de la classification OLGIM (5 stades de 1 à 5 en fonction de la gravité de la métaplasie), sensibilité et spécificité évoluaient ainsi :

·Cancer gastrique versus OLGIM 0 à 2 : 97 et 84%.

·Cancer gastrique versus OLGIM 3 et 4 : 93 et 80%.

Selon les auteurs, cette technologie de nanoarray pourrait permettre de développer un « nez électronique » utile dans le dépistage ou la détection précoce des lésions précancéreuses et des cancers de l’estomac. Quoiqu’il en soit, un fait semble établi : la mesure des COV s’impose progressivement comme une voie prometteuse dans le dépistage des cancers (lire aussi Un chien pour détecter les cancers thyroïdiens).

Sources :

Amal H et coll. Detection of precancerous gastric lesions and gastric cancer through exhaled breath. Gut 2015, article mis en ligne le 13 avril, doi:10.1136/gutjnl-2014-308536

http://gut.bmj.com/content/early/2015/03/09/gutjnl-2014-308536

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Cancer du sein : une étude américaine pointe les défaillances du conseil génétique | egora.fr

Les gènes BRCA1 et BRCA2 jouent un rôle important dans la prévention naturelle des cancers en programmant la production de protéines suppressives de tumeurs, autrement dit de protéines intervenant pour réparer des erreurs au niveau de l’ADN. Des mutations de ces gènes ont pour conséquence de mettre en défaut ce système de réparation de l’ADN et donc de favoriser le développement de certains cancers, notamment du sein et des ovaires, mais aussi de la prostate, du pancréas…

Source : Cancer du sein : une étude américaine pointe les défaillances du conseil génétique | egora.fr